Ce qui va suivre est un flash-back de ma conversation avec moi-même avant mon expatriation en famille :
« Ma femme est enceinte, elle va bientôt accoucher.
Je n’en mène pas large… je me demande ce que nous réserve ce petit être que je n’ai jamais vu.
Mon rôle, c’est de lui transmettre tous les outils pour qu’il trouve son chemin de vie, son WHY.
Mais dois-je écouter sa mère qui a tous ses repères ici ?
Cela reviendrait à noyer ce bout de chou, dès sa naissance, dans l’énergie de la matrice.
Qu’est-ce que j’en pense moi ?
Ce n’est franchement pas la meilleure idée… j’ai déjà pactisé UNE FOIS avec le diable, j’en ai tiré la leçon.
Que me dit mon WHY ?
Facile, l’image est limpide depuis mes 12 ans… je souhaite faire grandir ma famille sur une ile où la vie est simple et où il fait bon vivre.
Je souhaite que mes enfants n’aient pas à perdre de temps dans les multiples leurres d’un état providence au contrôle de tout : la pensée, la consommation, le travail, la santé.
Je veux que ma famille évolue dans un cadre dans lequel elle fixera ses règles du jeu et ses propres limites.
Le cadre de la France est devenu trop petit pour mes pensées, ma vision de la vie, mes valeurs profondes et m’a boulimie de liberté.
Chérie, c’est le moment de partir ! »